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Félicitations à François Leclerc!
Le prix à la création artistique du Conseil des arts et des lettres du Québec pour la région de Chaudière-Appalaches a été remis hier à François Leclerc, musicien et directeur artistique de Via Musique, lors de la soirée des Prix d’excellence de la culture tenue au Palais Montcalm. Ce prix est remis à un artiste professionnel œuvrant dans l’une des disciplines suivantes : arts visuels, arts médiatiques, métiers d’art, chanson, danse, musique, théâtre, arts du cirque, littérature et recherche architecturale.
François Leclerc mène une carrière d’instrumentiste, de chercheur, d’arrangeur, de producteur et de communicateur passionnément impliqué dans la diffusion et la démocratisation de la musique. À la fois guitariste classique et luthiste, il a eu l’occasion de participer à de multiples tournées et enregistrements aux quatre coins du Québec, ailleurs au Canada et à l’étranger aussi bien comme soliste qu’en tant qu’accompagnateur ou membre de divers ensembles instrumentaux.
Au fil des années, il s’est constitué une riche collection d’instruments anciens : luth médiéval, luth Renaissance, luth soprano italien, luth basse, archiluth, guitare Renaissance, guitare baroque, et plusieurs autres. Ces instruments, qui durant plusieurs siècles ont occupé une place de premier plan presque partout en Occident, lui ont permis d’élaborer, d’interpréter et de diffuser à grande échelle un répertoire fascinant et souvent inédit.
Collection Histoire et patrimoine : enregistrements à thématiques historiques
En 1995, à l’invitation du Musée de la civilisation, François Leclerc a réalisé un premier disque à caractère historique, Le Dernier Chevalier, à l’occasion de la venue en Amérique du Nord de l’exposition Les hommes de fer d’Autriche impériale. C’était le premier album de ce qui allait devenir la collection Histoire et patrimoine qui s’est depuis enrichie de six autres titres, notamment L’Aventure en Nouvelle-France – musique des paysans, des Amérindiens et des aristocrates – et Les Chemins du Moyen Âge, le disque officiel de l’exposition Gratia Dei. Ces productions ont donné lieu à la création des ensembles Stadaconé et Memoria.
Musique pour le 400e anniversaire de Québec
À l’approche du 400e anniversaire de la fondation de Québec, François Leclerc a mis sur pied une collaboration entre une douzaine d’artistes du Québec et de la France qui forment désormais l’Ensemble Terra Nova. Cette initiative a donné lieu au lancement du disque En compagnie de Samuel de Champlain, de Brouage à Québec. François Leclerc a réalisé les recherches historiques et musicales en France et au Québec, la plupart des arrangements musicaux, la production, la direction artistique, en plus d’y jouer du luth, de la guitare Renaissance et de la guitare baroque. Enregistré à Québec et à Brouage (la ville natale de Champlain), l’album propose de vivre en musique le parcours de Champlain, de sa naissance à la fondation de Québec en 1608. On y retrouve de la musique populaire de sa Saintonge natale, de Bretagne, de Normandie et même d’Espagne (Champlain serait parti de Séville ou de Cadix pour son tout premier voyage vers les Antilles), de la musique de cour qui évoque son passage à la cour du « bon roi » Henri IV et même des airs amérindiens.
Ces musiques sont interprétées sur une panoplie d’instruments d’époque (flûtes, vielle à roue, violon, lira da braccio, luth, archiluth, viole de gambe, guitare Renaissance, guitare baroque, cornemuse, percussions, instrument traditionnels amérindiens, etc.), témoignant ainsi d’un grand souci d’authenticité des airs que Champlain aurait pu entendre – qu’il a peut-être entendues – en son temps tels que Ballet des Matelotz, Le Chant des Souriquois, Vive Henri IV!, Ballet des Amazones, Passepiedz de Bretaigne, Spagnoletta, La Soirée dans Brouage, etc.
Le public pourra découvrir ces musiques non seulement sur disque, mais lors des concerts de l’ensemble Terra Nova et des représentations de la fantaisie de théâtre et de musique En compagnie de Samuel de Champlain élaborée conjointement par le scénariste et metteur en scène Cyrille-Gauvin Francoeur et François Leclerc. Cette production de Via Musique fait partie de la programmation officielle du 400e anniversaire de Québec.
Solange Lavoie (Promotion et communications, Via Musique / Terra Nova)
Félicitations à Serge Lacasse : 2 nominations aux prix Opus 2006-2007
« Créés en 1996, les prix Opus témoignent du dynamisme et de la diversité du milieu musical québécois. Les membres du Conseil québécois de la musique choisissent, parmi les quelque mille concerts qu’ils donnent annuellement, lesquels ils souhaitent inscrire à la compétition. Ainsi, pour la saison qui s’étend du 1er septembre 2006 au 31 août 2007, 113 concerts ont été jugés, auxquels s’ajoutent une cinquantaine de disques, une dizaine d’écrits et une cinquantaine de candidatures pour les prix spéciaux. » - extrait du dépliant prix Opus 2006-2007
Spécialiste de la musique populaire, Serge Lacasse est professeur agrégé à la Faculté de musique de l'Université Laval depuis août 2002, poste qu'il a occupé précédemment à la University of Western Ontario de 2000 à 2002. Il enseigne l'analyse, l'histoire, l'écriture et la théorie de la musique populaire. En plus de ses fonctions de professeur, il est chercheur régulier au Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises où il siège également en tant que membre de l'exécutif, de même qu'à l'Observatoire international sur la création musicale.
Deux nominations pour un prix Opus dans la catégorie « Article de l’année »:
Serge Lacasse, Composition, performance, phonographie : un malentendu ontologique en analyse musicale ?, dans Groove : Enquête sur les phénomènes musicaux contemporains,
sous la direction de Patrick Roy et Serge Lacasse. Presses de l’Université Laval, 2006
Serge Lacasse, Stratégies narratives dans Stan d’Eminem : Le rôle de la voix et de la technologie dans l’articulation du récit phonographique. Protée, vol. 34, nos 2-3, 2006
La 11e édition du Gala des prix Opus aura lieu le dimanche 27 janvier 2008, à 15 h 30, à la Salle Claude-Champagne, à Montréal. Le nom des lauréats seront diffusés dès le 28 janvier 2008 sur le site Internet du Conseil québécois de la musique à l’adresse : www.cqm.qc.ca.
Félicitations à Michel Ducharme, baryton-basse et Michel Franck, piano
Prestation de haut niveau au Festival international des arts de Saint-Pétersbourg, en mars 2007
Critique d’Andreï Denissov, Les nouvelles musicales de St-Pétersbourg, avril 2007
«Les hommages musicaux du festival ont embrassé presque tous les courants stylistiques du XXe siècle. Le vrai bijou du programme de ce festival était l’hommage au symbolisme. Les musiciens canadiens Michel Ducharme (baryton-basse) et Michel Franck (piano) ont pris part au concert qui a eu lieu le 22 mars au palais Cheremetev. Le concept de leur programme étair la présentation de la poésie symboliste par des compositeurs appartenant à des mouvements et des traditions fort différents, tels Debussy, Stravinsky, Berg, Lourié et Scherbachev. Les niveaux de sens multiples et parfois difficiles à appréhender de cette poésie ont été magnifiquement mis en relief, gr¸ace à l’intelligence de leur interprétation virtuose reflétant la profondeur de la compréhensio0n émotive des œuvres exécutées.»
Lettre de Monsieur Igor Vorobiev, directeur du Festival
Le 24 mars 2007, à Saint-Pétersbourg, s'est terminé le seizième Festival international des arts «De l'avant-garde à (la modernité) nos jours». Ce Festival constitue un phénomène important dans la vie musicale de la Russie, ses programmes ayant toujours été conçus comme des événements dramatiques où dialoguaient l'histoire et la modernité, la tradition et l'avant-garde, le passé et le présent.
Cette année, des musiciens de Russie, de Finlande, de Norvège, du Danemark, de la Suisse et du Canada y avaient été invités. Tout comme l'année dernière, la prestation des musiciens provenant du Canada constituait l'élément marquant du Festival. Le programme de leur récital qui eut lieu le 22 mars 2007 au Palais Sheremetiev correspondait parfaitement au concept du Festival. Intitulé «Hommage au symbolisme et au postsymbolisme», le programme composé d'oeuvres de Claude Debussy, Igor Stravinsky, Alban Berg, Jacques Hétu, Artur Lourié, Ivan Wyschnegradsky, Nikolas Roslavetz et de quelques compositeurs pétersbourgeois du XXIième siècle, a mis en lumière tout un spectre de relations entre les traditions symboliste et postsymboliste, tant en musique qu'en poésie. Ce programme a proposé au public un rébus stylistique complexe, permettant d'affirmer le caractère multidimensionnel de la notion de symbolisme en musique.
Plusieurs des oeuvres interprétées par les musiciens canadiens ont été de véritables découvertes pour le public pétersbourgeois, et ce malgré le fait qu'il s'agissait d'oeuvres de compositeurs russes, œuvres d'ailleurs interprétées par le professeur Ducharme en un russe impeccable. Il s'agit notamment de pièces d'Artur Lourié, d'Ivan Wyschnegradsky et de Nikolas Roslavetz, compositeurs dont les noms ont été artificiellement oubliés après la révolution, surtout à cause de leurs positions politiques et esthétiques. Par ailleurs, ces oeuvres sont si complexes, que rares sont les musiciens qui osent les inscrire à leur répertoire.
Mais la plus grande découverte fut le duo formé par Michel Ducharme et Michel Franck. Ils étaient les seuls parmi les artistes invités de l'étranger à interpréter des oeuvres russes, et l'incroyable audace dont ils ont fait preuve en interprétant en Russie des oeuvres de compositeurs russes dont les racines plongent dans les profondeurs de la culture musicale nationale tout comme dans la poésie et la philosophie mystique de la Russie, a été magnifiquement récompensée. Ils n'ont pas seulement réussi à jouer la musique russe de l'avant-garde, ils l'expliquaient, la clarifiaient et la transmettaient et chaque détail constituait l'objet d'une analyse transfigurante. Les musiciens canadiens ont ainsi retourné la musique russe à la Russie et cela a été perçu comme l'aspect le plus frappant de leur prestation. Il serait fort difficile de trouver actuellement à Saint-Pétersbourg des interprètes capables de rendre la musique vocale russe des deux premières décennies du XXe siècle avec autant de finesse et de pureté, se jouant de la complexité technique de cette musique tout en en préservant la spiritualité.
Michel Ducharme et Michel Franck ont démontré non seulement une profonde compréhension des oeuvres interprétées, mais leur brillante culture musicale leur a permis, en se focalisant sur l'essentiel des oeuvres, de les rendre pertinentes pour notre époque. Pour atteindre cela, le seul professionnalisme, même du degré le plus haut, n'est certes pas suffisant; il y faut aussi de l'abnégation, toute une vie consacrée à l'art et de l'enthousiasme créatif. Comme l'a dit Alexandre Pouchine : "Le service des Muses ne tolère pas la vanité".
Richard Paré à New York
Le professeur de clavecin et d’orgue de la Faculté de musique de l’Université Laval, Richard Paré, est de retour de New York où il a participé, du 20 au 23 décembre dernier, à quatre concerts au Avery Fisher Hall du Lincoln Center de New York. C’est sous la baguette du maestro et ami Bernard Labadie que le New York Philharmonic a entre autres interprété, avec l’organiste Richard Paré, la «Sinfonia» extraite de la Cantate BVW 29«Wir danken dir, Gott, wir danken dir» de Johann Sebastian Bach ainsi que le Concerto pour orgue en ré mineur, op. 7 nº 4 de George Frideric Handel.
Un article daté du 22 décembre souligne l’excellente prestation de l’organiste: «Dans la pièce d’ouverture, l’exubérante «Sinfonia» de la Cantate nº 29, Richard Paré interprète à merveille la partition d’orgue, laquelle possède la ligne musicale la plus importante…» «M. Paré a également offert une belle interprétation du Concerto pour orgue en ré mineur de Handel…» - Allan Kozinn, New York Times. Concernant l’œuvre de Handel, la pratique de l’époque voulait qu’un des mouvements soit improvisé, laissé à la discrétion de l’interprète. En effet, au début du 18e siècle, l’improvisation devait faire partie intégrante de l’art instrumental. Richard Paré a donc improvisé le troisième mouvement du concerto, mouvement marqué Prélude. Le terme «prélude» est à l’époque utilisé de façon fréquente pour désigner à peu près n’importe quelle improvisation, qu’elle précède ou non autre chose.
Membre fondateur de l’orchestre de chambre Les Violons du Roy, Richard Paré a participé à de nombreuses tournées en Allemagne, Belgique, Espagne, États-Unis, ainsi que dans l’Ouest canadien. Neuf enregistrements ont été réalisés avec cet ensemble par la maison Dorian. Soliste invité par diverses sociétés de concerts, Richard Paré a joué dans plusieurs villes du Québec ainsi qu’en Ontario et en Alberta. Il a, maintes fois, eu l’occasion de se faire entendre à la chaîne culturelle de Radio-Canada.
Richard Paré partage ses activités professionnelles comme organiste et claveciniste. Formé dans ces deux disciplines au Conservatoire de musique de Québec auprès de Claude Lavoie et Donald Thompson, il termine ses études par l’obtention de trois premiers prix: orgue, clavecin et musique de chambre. Nommé professeur d’orgue, de clavecin et de musique ancienne à la Faculté de musique de l’Université Laval, Richard Paré est claveciniste régulier de l’Orchestre symphonique de Québec et organiste titulaire à l’église Saints-Martyrs-Canadiens à Québec.
N.B. Le personnel, les étudiants
et les diplômés sont cordialement invités
à proposer des articles à faire publier
dans le prochain bulletin en les faisant parvenir à
l'adresse suivante : Doyen@mus.ulaval.ca |
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