Accueil
À propos du site
Liste des sujets
Pages essentielles
Bibliographie
Aide
Commentaires
{forme correcte} Forme correcte
{forme fautive} Forme fautive
{exemple} Exemple

Citations, exemples musicaux, notes, bibliographies, tableaux, etc. > Exemples musicaux

La page suivante explique comment préparer des exemples musicaux en se servant des logiciels de notation et comment les intégrer à un texte.

Pour insérer dans un texte les symboles musicaux de base (dièses, bémols, bécarres), voir la page Typographie > Codes numériques pour la saisie des bémols, des bécarres et des dièses. Pour un vaste choix de symboles, on peut utiliser la police Rousseau du graveur français Dominique Montel, qui respecte d'assez près l'interligne. Il peut être nécessaire d'utiliser une taille légèrement plus petite que celle du texte (en l'assignant à un style) pour éviter le problème. Les fichiers HPX et ZIP comprenant la police incluent un document fournissant un tableau de correspondances; le GDRM offre en plus un classement par familles des symboles.

Pour une liste détaillée de liens relatifs aux logiciels de notation musicale et aux polices comprenant des symboles musicaux, voir Gordon J. Callon (Acadia University), Music Notation Software (dernière mise à jour en 2009) et la page Wikipédia « List of scorewriters ».

Guides essentiels des meilleures pratiques en notation musicale

Gerou, Tom, et Linda Lusk. Essential Dictionary of Music Notation : The Most Practical and Concise Source for Music Notation. Los Angeles : Alfred Publishing, 1996. 351 p.

Gould, Elaine. Behind Bars : The Definitive Guide to Music Notation. Londres : Faber Music, 2011. xviii, 676 p.

Préparation des exemples

La section suivante a été préparée en utilisant les versions suivantes des logiciels : Avid Technology Sibelius 6.2, MakeMusic! Inc. Finale 2002, Corel WordPerfect X7, Microsoft Word 2013 (versions anglaises, sauf version française pour Word).

Préparation de fichiers graphiques dans Sibelius ou Finale

Sibelius

Pour faciliter la sélection et positionner correctement les poignées latérales de façon à produire des exemples ayant une largeur identique, utiliser comme un papier quadrillé comme texture; File | Preferences | Textures | Paper, graph.

Choisir Edit | Select | Select Graphic ou taper Alt+G pour transformer le pointeur en croix; cliquer la position du coin supérieur gauche et étendre le rectangle jusqu'au coin inférieur droit; ajuster la sélection au moyen de l'une ou l'autre des huit poignées. Si une ou plusieurs mesures sont sélectionnées avant de taper Alt+G, Sibelius n'aura pas entouré le contenu entier et il faudra ajuster la sélection.

Choisir File | Export |Graphics..., puis

Sélectionner un ou plusieurs systèmes avant d'aller à la boîte Export Graphics fera en sorte que Sibelius produira une image comprenant les marges de gauche et de droite ainsi que tout ce qui est attaché aux systèmes, p. ex. le titre, le nom du compositeur, etc., en remontant au besoin jusqu'en haut de la page. Il faudra alors réduire l'image par la suite.

Taper Échap pour annuler la sélection et retourner au mode d'édition. Omettre cette étape s'il faut déplacer la sélection vers une autre portion de l'original en déplaçant les poignées du haut et du bas mais en laissant les poignées latérales au même endroit, ce qui évitera d'avoir à les positionner correctement à nouveau (ce qui est l'étape la plus délicate).

Finale

Choisir Tools | Advanced Tools | Graphics. Pour exporter une ou plusieurs pages entières, choisir Graphics | Export Pages... Pour exporter seulement une portion, double-cliquer en tenant le deuxième clic puis sélectionner la portion désirée et choisir Graphics | Export Selection; choisir TIFF pour Type et 600 ou 1200 pour TIFF Resolution.

Donner un nom au fichier en conservant l'extension et choisir le répertoire où l'enregistrer en cliquant sur Save In; cliquer sur OK pour enregistrer.

Manipulations préliminaires à l'insertion

Si nécessaire, régler les marges avec précision en ouvrant le fichier TIFF dans un logiciel graphique (p. ex. IrfanView). Sélectionner la portion désirée et choisir Edit | Crop selection et enregistrer le fichier.

La gomme à effacer d'un utilitaire comme Paint (fourni avec Windows) permet d'effacer des signes superflus (portions de phrasés, indications de technique ou d'expression) ou des imperfections dans un fichier graphique, p. ex. un fichier JPG réalisé à partir d'une partition en format PDF. On peut sélectionner la région à effacer et taper sur Suppr, ou utiliser la gomme à effacer.

Insertion dans un fichier texte

WordPerfect

Choisir Insert | Graphics/Pictures | From File...

Sélectionner le fichier à insérer et cliquer sur Insert. L'image sera alignée à gauche et de très petite taille.

Pour redimensioner, cliquer sur l'image puis, dans le menu contextuel, faire un clic droit et

Pour conserver seulement une portion de l'exemple :

Word

Choisir Insertion | Image

Sélectionner le fichier à insérer et cliquer sur Insérer (l'image apparaît dans un cadre avec huit poignées).

Redimensionner au moyen des poignées ou choisir Taille dans le menu d'options de mise en page.

Pour conserver seulement une portion de l'exemple, choisir l'option Rogner.

Préparation d'exemples musicaux pour une page Web ou une présentation

Méthode traditionnelle : Insérer les fichiers GIF préparés à partir des fichiers TIFF réalisés dans Sibelius ou Finale en utilisant les commandes appropriées. Réduire la largeur de l'exemple en fonction du nombre de pixels que doit avoir l'image dans la page Web au moyen d'un utilitaire comme IrfanView. Pour ce faire, choisir Image | Resize/Resample... et indiquer le nombre de pixels dans la case Width de Set new size:.

Méthode rapide : Faire appel à un utilitaire gratuit de capture d'écran (screen capture utility) comme MWSnap. Cette méthode permet de préparer rapidement un exemple pour accompagner une question envoyée à un groupe de discussion ou à un collègue ou pour faire part d'un bogue à l'éditeur d'un logiciel.

Faire disparaître de l'écran du logiciel de gravure toutes les aides à l'édition qui seraient superflues dans l'image (grilles d'alignement, indications de positionnement des objets, etc.) et régler l'image à un pourcentage suffisant pour faire disparaître les effets d'escalier. Cette étape est importante parce que le logiciel reproduira exactement ce que l'on voit à l'écran.

Lancer MWSnap et retourner à l'exemple, puis taper Ctrl+Maj+A (Capture any area) et sélectionner la portion de l'exemple à transformer en graphique. Pour ce faire, placer le pointeur en forme de + dans le coin supérieur gauche et glisser jusqu'au coin inférieur droit. Relâcher le bouton et cliquer une fois pour compléter la sélection et faire apparaître l'image dans MWSnap.

Choisir File | Save as et taper un nom de fichier en s'assurant que Save as type soit GIF files (à moins que le groupe de discussion n'accepte que les JPG).

Numérisation d'exemples musicaux

Placer l'exemple le plus soigneusement possible sur la vitre du numériseur, car les fonctions automatiques de correction de la position ne sont pas nécessairement parfaites.

Choisir l'option permettant de numériser en noir et blanc, ce qui devrait se faire à au moins 300 dpi.

Limiter la surface à numériser.

Choisir la largeur ou la hauteur de l'image souhaitée; modifier un paramètre changera normalement l'autre de façon à conserver à l'image ses proportions.

Ajuster les marges et enregistrer à nouveau au besoin (en format TIFF).

Si l'image n'est pas droite, importer dans un logiciel de traitement d'images comme Adobe Photoshop Elements pour la redresser. Préparer l'image pour l'édition en choisissant Image | Mode | Grayscale et en cliquant OK. Il est ensuite souvent essentiel d'éliminer les nombreuses petites saletés de l'original en utilisant la fonction Filter | Noise | Dust & Scratches... S'assurer que Radius est à 1 et Threshold à 0, sinon l'image se dégradera considérablement. Enfin, redresser l'image en choisissant Image | Rotate | Straighten Image. Si le logiciel réussit mal sa tache, corriger en choisissant Image | Rotate | Custom... et en travaillant graduellement, p. ex. au moyen de valeurs de 0,25 ou 0,5 degrés, soit à gauche, soit à droite.

Enregistrer l'image en format TIFF en choisissant si désiré LZW (plutôt que None) pour Image Compression ou encore ou, si l'exemple doit être insérée dans une page Web ou une présentation, en format GIF en choisissant Normal pour Row Order.

Intégration des exemples à un texte

Pertinence : Tout exemple musical inséré dans un texte doit être justifié par des explications appropriées. En d'autres mots, on ne fournit pas un exemple à des fins purement décoratives.

Référence dans le texte : On signale la présence d'un exemple par une référence entre parenthèses à la fin de la phrase ou à un endroit approprié, ou encore en intégrant la référence à la phrase. Le mot voir est superflu.

{exemple} La deuxième section commence par un thème de huit mesures présenté à la basse (exemple 14).
{exemple} Comme le montre l'exemple 14, la deuxième section commence par un thème de huit mesures présenté à la basse.

Numérotation des exemples : Chaque exemple doit être numéroté de manière à permettre une référence exacte. On ne parlera pas de l'exemple suivant ou surtout de l'exemple reproduit à la page suivante, étant donné que la position peut varier en cours de rédaction et d'édition.

Numérotation des mesures : Les mesures des exemples musicaux doivent être numérotées comme s'il s'agissait d'une partition, c'est-à-dire en écrivant le numéro au début de chaque système (ou entre parenthèses dans le cas de la seconde partie d'une mesure reportée du système précédent). Toutefois, il n'est pas essentiel de numéroter les mesures d'un exemple très court si (ou étant donné que) la légende inclut ces numéros.

Références à des groupes de mesures : Toute référence à un groupe de mesures doit être complète. En d'autres mots, il ne faut pas laisser au lecteur le soin de déterminer le numéro de la dernière mesure.

{forme correcte} mes. 55-62
{forme fautive} mes. 55 et suiv.

Légendes et avis de droit d'auteur : Sauf dans le cas de textes où les exemples sont très peu nombreux, on doit fournir une légende complète, c'est-à-dire comprenant le numéro de l'exemple (chapitre.numéro dans le cas d'un ouvrage en plusieurs chapitres), le nom du compositeur, le titre de l'œuvre, les mesures reproduites. Au besoin, on peut ajouter à un exemple des crochets, des astérisques, des lettres servant à identifier des motifs, etc.

Pour un exemple provenant d'une œuvre qui n'est pas dans le domaine public et pour laquelle on a obtenu la permission requise, on peut ajouter à la suite de l'identification une remarque comme Reproduit avec l'aimable autorisation de ... Certains éditeurs peuvent imposer une formulation précise, p. ex. un avis de droit d'auteur (angl. copyright notice) plus ou moins détaillé (et parfois mal formulé, ou qui ne permet pas l'uniformité à l'intérieur du texte). Si la chose est souhaitable, on peut aussi fournir la référence à la source de l'exemple, p. ex. Source : ...

{exemple} Exemple 4.5 — Ludwig van Beethoven, Symphonie no 3 en mi bémol majeur, op. 55, « Eroica », 1er mouvement, mes. 3-8 (violoncelles).

La légende devrait être placée au début plutôt qu'à la fin de l'exemple. Cette façon de procéder est particulièrement utile dans le cas d'exemples couvrant plus d'une page, car on n'a pas à se rendre à la fin pour les identifier.

Ordre des parties des titres : Pour la façon idéale de placer les diverses parties des titres (instrument, numéro, tonalité, titre secondaire, numéro d'opus ou de catalogue thématique, année de composition), voir Titres d'œuvres, d'ouvrages et de périodiques > Catégories de titres d'œuvres et composantes.

Respect des droits d'auteur : On peut difficilement exiger qu'un travail de recherche réalisé dans un cours donne lieu à des démarches auprès des détenteurs des droits d'une œuvre dont on veut reproduire quelques mesures. Cependant, les exemples reproduits dans un mémoire de maîtrise ou une thèse de doctorat, souvent nombreux et limités à un ou à quelques compositeurs, devraient avoir été autorisés. Il s'agit dans ce cas de travaux d'envergure que l'on peut se procurer auprès de bibliothèques nationales ou d'éditeurs commerciaux (comme University Microfilms International) en format PDF, donc de publications devant respecter les lois en vigueur (voir Guides > Droits d'auteur).

Réalisation technique : La façon traditionnelle de préparer un exemple musical, la plus courante dans les travaux de recherche il y a encore quelques années, consiste à photocopier un extrait de partition, à le découper et à le coller à l'endroit voulu dans le texte pour ensuite remettre au lecteur une photocopie.

Retranscrire le texte musical à l'aide d'un logiciel de notation, donc en fac-similé (plur. fac-similés), est évidemment une meilleure technique à cause de l'uniformité entre les exemples, mais elle est demande plus de temps. On est toujours surpris du nombre de symboles à insérer et de détails à ne pas négliger lorsqu'on transcrit un passage. Il faut de plus posséder une maîtrise d'un logiciel complexe pour produire un travail de qualité; de plus, cette maîtrise implique de se servir du logiciel d'une façon soutenue.

Une autre méthode consiste à insérer l'exemple (numérisé à partir d'une partition ou réalisé à l'aide d'un éditeur de partition) directement dans le fichier en utilisant les techniques offertes par les logiciels de traitement de texte. Il est cependant important de tenir compte des droits d'auteurs ou se limiter à des partitions dans le domaine public.

Position des exemples : La pratique varie quant à la position des exemples par rapport aux marges. Certains éditeurs centrent les exemples très courts, alors que d'autres les alignent avec la marge de gauche. La plupart des exemples utilisent habituellement tout l'espace compris entre les marges.

Taille relative des exemples : Des exemples de largeurs diverses devraient avoir la même taille; en d'autres mots, l'espace entre les lignes d'une portée ne devrait pas varier, et un exemple de deux mesures ne devrait pas être agrandi pour occuper plus d'espace, ce qui le ferait paraître déséquilibré. L'uniformité dans la présentation des exemples assurera un résultat élégant et professionnel.

Partitions d'orchestre et réductions pour piano : À moins de vouloir attirer l'attention sur des questions d'orchestration, il est rarement utile de présenter des exemples en partition d'orchestre (angl. full score). Une partition d'orchestre permet d'afficher peu de mesures par page, ce qui pourrait forcer à répartir un exemple sur plusieurs pages; la dépense pourrait être difficile à justifier pour un éditeur. Il est plus facile de suivre les explications à partir d'une réduction pour piano, qu'il s'agisse d'une partition déjà accessible ou d'une réduction ad hoc omettant certains éléments (ce qu'il faut alors préciser).

Clés et armatures : Tout exemple doit commencer par les clés, l'armature, le chiffre indicateur de mesure et l'indication de tempo. Ces éléments doivent être ajoutés entre crochets s'ils manquent à l'endroit où commence l'extrait, ce qui est souvent le cas. Comme les mesures initiales d'une section dans une partition n'ont pas nécessairement le même espacement que le début des mesures retenues pour l'exemple, il est difficile de faire correspondre des photocopies provenant de deux endroits dans la partition. La création d'exemples au moyen d'un éditeur de partition permet d'éviter ces problèmes.

Instruments transpositeurs : Un passage provenant d'une partie confiée à un instrument transpositeur dans la source doit être transcrit en sons réels.

Accueil | À propos du site | Liste des sujets | Pages essentielles | Bibliographie
Aide | Modifications récentes et nouvelles | Commentaires | Au sujet de l'auteur

Prix pour la promotion d'une langue de qualité dans l'enseignement collégial et universitaire
Gala des Mérites du français 2003 de l'Office québécois de la langue française

Le GDRM décline toute responsabilité quant à la validité et à la pérennité des liens Internet fournis
ainsi qu’à l’exactitude et au caractère des données qu'ils renferment.

Date de dernière modification : 2018-06-07
© Marc-André Roberge 2018
Guide des difficultés de rédaction en musique (GDRM)
Faculté de musique, Université Laval, Québec