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{forme correcte} Forme correcte
{forme fautive} Forme fautive
{exemple} Exemple

Typographie > Signes de ponctuation

La page suivante précise les contextes dans lesquels les signes de ponctuation et autres signes apparentés sont utilisés dans des textes sur la musique, particulièrement dans les contextes d'une nature plutôt technique. Elle reprend plusieurs éléments traités ailleurs dans le GDRM dans un contexte précis.

Pour les règles relatives au bon usage des signes de ponctuation du point de vue grammatical, on consultera les ouvrages appropriés. Voir aussi la page Typographie > Principes de base de typographie soignée.

Le carré rouge ({forme fautive}) au début de certaines rubriques attire l'attention sur des usages fautifs et assez fréquents; les paragraphes visés consistent donc en mises en garde plutôt qu'en commentaires sur le bon usage.

Point (.)

Abréviations : On ajoute un point abréviatif lorsque la dernière lettre de l'abréviation n'est pas la dernière lettre du mot. Le point final et le point abréviatif se confondent.

{exemple} ibid. {ibidem}

Abréviations des catalogues thématiques : Les sigles désignant les catalogues thématiques d'œuvres de compositeurs prennent habituellement un point. Certains sigles composés de plusieurs lettres, comme BWV, HWV et TrV, n'en prennent cependant pas. Dans les sources britanniques, les sigles sont souvent écrits sans point (et sans espace avant le numéro). Voir la page Titres d'ouvres, d'ouvrages et de périodiques > Catégories de titres d'ouvres et composantes pour une liste substantielle de sigles.

{exemple} Franz Schubert, Sonate pour piano en si bémol majeur, D. 960
{exemple} Johann Sebastian Bach, Die Kunst der Fuge, BWV 1080

Notices bibliographiques : Le point sert à séparer les trois parties d'une notice bibliographique (auteur, titre, adresse bibliographique) telle qu'on la présente dans une bibliographie (par opposition à une note, qui utilise les virgules).

{exemple} Beard, David, et Kenneth Gloag. Musicology : The Key Concepts. Abingdon, Oxfordshire; New York : Routledge, 2005.

Numérotation d'exemples, de tableaux, etc. : Le point relie le numéro d'un chapitre et le numéro d'un exemple musical, d'un tableau, d'une figure.

{exemple} Exemple 12.4
{exemple} Tableau 4.12

{forme fautive} Titres : On n'utilise pas de point à la fin des titres sur les pages de titre ou les affiches ou encore à la fin des titres de sections qui ne sont pas suivis de texte. Il s'agit d'une pratique du passé qui se voit cependant souvent sur des pages de titre de partitions et sur des affiches.

{exemple} Il tessuto d'arabeschi [Kaikhosru Shapurji Sorabji]

Liens Internet : Lorsqu'on doit couper une adresse URL pour éviter qu'elle ne soit traitée comme une longue chaîne de caractères risquant de produire une justification inélégante, on place la division avant le point, ce qui force l'œil à poursuivre la lecture à la ligne suivante. Voir Sauts de ligne dans les adresses URL pour plus de détails.

{exemple} http:// | www | .ulaval | .ca/ | roberge/ | gdrm/ | index | .htm.

Virgule (,)

Énumérations : Malgré la règle, on ne devrait pas hésiter à placer une virgule avant le dernier élément d'une énumération si cela permet une plus grande clarté, particulièrement dans le cas où la conjonction et intervient dans l'avant-dernier élément.

{exemple} Il s'était fait offrir de composer trois sonates de grandes dimensions, un concerto pour violon et orchestre, et un opéra de chambre.

Juxtaposition d'éléments : La virgule, et non la barre oblique, sert à juxtaposer des années, p. ex. de composition, dans une mention entre parenthèses. La chose est utile dans le cas d'œuvres dont la composition s'est déroulée à divers moments plutôt que d'une façon continue ou qui a fait l'objet d'une révision. La virgule permet aussi de séparer l'année de composition et une indication d'arrangement, de révision, d'édition (ou de non-édition). Si l'on doit ajouter une date après une précision qui s'ajoute au premier élément, on utilisera alors un point-virgule.

{exemple} Kaikhosru Shapurji Sorabji, Movement for Voice and Piano (1927, 1931)
{exemple} Franz Liszt, Madrigal, S. 171a (1845, inédit)
{exemple} Franz Liszt, Totentanz pour piano et orchestre, S. 126 (1849; arr. pour piano solo, 1860-1865)

Numéros d'opus et de catalogue thématique : On utilise une virgule avant les mentions du numéro d'opus ou de catalogue thématique. Si un numéro à l'intérieur d'un opus s'ajoute, on le traite comme une apposition, donc en le faisant précéder d'une virgule.

{exemple} Thamos, König in Ägypten, K. 345 (Wolfgang Amadeus Mozart)
{exemple} Intermezzo en la majeur, op. 76, no 6 (Johannes Brahms)

Notices bibliographiques : La virgule sert à séparer les parties d'une notice bibliographique donnée en note, par opposition à une notice donnée en bibliographie, qui utilise les points.

{exemple} 1. Henry Prunières, Nouvelle histoire de la musique, 2 vol. (Paris : Rieder, 1934), 20.

Dates dans les titres d'ouvrages ou d'articles : La virgule s'utilise pour séparer d'un titre les dates qui en font partie pour indiquer la période couverte. Voir la page Titres d'œuvres, d'ouvrages et de périodiques > Types de titres d'ouvrages et ponctuation pour plus de détails.

{exemple} Claude Debussy : Lettres, 1884-1918 (François Lesure)

Formes normales : La virgule, sans espace après, relie les nombres servant à indiquer les formes normales dans la terminologie de la théorie des ensembles (angl. set theory). Voir la page Terminologie et langues étrangères > Notes, mesures, accords, etc. pour plus de détails.

{exemple} 4-1, [0,1,2,3] = B-A-C-H (si, la, do, si)

Point-virgule (;)

Énumérations : Le point-virgule sert à séparer les éléments d'une énumération lorsque ces éléments sont longs ou comportent déjà une ou plusieurs virgules.

{exemple} Il s'était fait offrir de composer trois sonates de grandes dimensions, dont l'une pour alto et piano; un concerto pour violon et orchestre d'une durée minimale de 20 minutes; et un opéra de chambre sur un sujet de son choix.

Juxtaposition d'éléments : Le point-virgule permet de montrer comment se regroupent de façon logique divers éléments d'information juxtaposés à l'intérieur d'une parenthèse.

{exemple} Franz Liszt, Hamlet, S. 104 (1858; version pour piano à quatre mains, 1874; version pour deux pianos, v. 1858-1861)

Notices bibliographiques : Le point-virgule s'utilise pour séparer les noms d'éditeurs lorsque l'adresse bibliographique en comporte plus d'un.

{exemple} Beard, David, et Kenneth Gloag. Musicology : The Key Concepts. Abingdon, Oxfordshire; New York : Routledge, 2005.

Deux-points (:)

Sous-titres : Le deux-points sépare un titre d'un sous-titre. Voir la page Titres d'œuvres, d'ouvrages et de périodiques > Types de titres d'ouvrages et ponctuation pour plus de détails, dont l'utilisation d'une majuscule pour le sous-titre.

{exemple} Souvenirs musicaux et littéraires : Menus faits, grands enseignements (Edmond Maurat)

Notices bibliographiques : Le deux-points sépare le nom de la ville du nom de la maison d'édition dans les adresses bibliographiques.

{exemple} Honegger, Marc, dir. Dictionnaire du musicien : Les notions fondamentales. Paris : Larousse, 2002.

Indications des durées : Le deux-points sépare les minutes des secondes dans les indications de durées des pièces sur l'étiquette de dos d'un disque ou dans le livret. Malgré la règle et ce que fait automatiquement Microsoft Word, il n'y a jamais d'espace insécable avant et après le deux-points dans ce cas précis. Si la chose se produit, il faut corriger l'insertion manuellement.

{forme correcte} [12:34]
{forme fautive} [12 :34] {espace avant le deux-points}
{forme fautive} [12: 34] {espace après le deux-points}

Catalogue Hoboken : Le catalogue des œuvres de Joseph Haydn établi par Anthony van Hoboken utilise le deux-points pour séparer la catégorie (chiffres romains) du numéro d'œuvre (chiffres arabes). Voir la remarque au sujet de la ponctuation.

{exemple} Missa in tempore belli, Hob. XXII:9 (1796)

Point d'interrogation (?)

Années incertaines : Le point d'interrogation suit immédiatement une année que l'on propose sous toute réserve; il remplace aussi un ou plusieurs chiffres qui font l'objet d'un doute. Voir Typographie > Années, dates, nombres et pages pour des exemples plus détaillés.

{exemple} (1934?)
{exemple} [191?] {décennie connue sans plus de précision}

Placé avant un mot ou un groupe de mots : Le point d'interrogation peut servir à indiquer qu'un élément d'une référence géographique et chronologique n'a pas été établi avec certitude. Voir Typographie > Années, dates, nombres et pages pour des exemples plus détaillés.

{exemple} Paris, ?décembre 1500 {à Paris, en 1500, probablement en décembre}
{exemple} Paris, ? décembre 1500 {à Paris, probablement en décembre 1500}

Point d'exclamation (!)

{forme fautive} Expression de surprise : Il convient d'être très prudent si l'on utilise le point d'exclamation pour manifester sa surprise dans les passages cités. On peut faire état du caractère inusité dans le texte ou laisser le lecteur tirer ses propres conclusions.

{exemple} Le catalogue des œuvres de Czerny compte plus de 800 [!] numéros d'opus.

Trait d'union, tiret demi-cadratin, tiret cadratin et souligné (-; –, —, _)

Pour les codes permettant d'insérer les tirets, voir la page Typographie > Codes numériques pour l'affichage des signes typographiques et diacritiques.

Trait d'union

Codes relatifs au contrôle bibliographique et aux techniques d'enregistrement : Les parties des codes servant à identifier avec précision les livres, les périodiques et les partitions (p. ex. ISBN, ISSN, ISMN, etc.) sont séparées par des traits d'union.

{exemple} ISBN 0-85967-923-3
{exemple} ISSN 0710-0353
{exemple} ISMN M-011-40800-1

{forme fautive} Liens Internet : Les chaînes de caractères qui composent une adresse URL ne devraient jamais être divisées avec un trait d'union. On renvoie simplement à la ligne suivante, sans aucune marque, et ce, avant les points et autres signes (-, @, ~, _, ?, %, =) et après les barres obliques (simples ou doubles). Une division qui se confondrait avec un trait d'union faisant partie d'un lien pourrait mener à des erreurs de transcription, puisque qu'un changement dans la disposition des mots pourrait faire le disparaître, ce qui invaliderait l'adresse URL.

{exemple} http:// | www | .mus | .ulaval | .ca/ | lefebure-wely/ {site fictif}

Liaison des préfixes : Certains préfixes exigent d'être suivis d'un trait d'union. Voir la page Terminologie et langues étrangères > Présence ou absence du trait d'union pour les détails et les exceptions.

Liaison des années : La tradition française veut que les années soient reliées par un trait d'union, contrairement à la pratique des pays anglophones, où l'on utilise le tiret demi-cadratin (angl. en dash), qui indique avec plus de précision l'idée de ... à. Voir aussi la page Typographie > Années, dates, nombres de pages.

{exemple} 1892-1988
{exemple} 1892–1988

{forme fautive} Années de naissance de personnes vivantes : On devrait éviter le trait d'union (ou toute autre forme de tiret) pour indiquer qu'une personne est encore vivante. Les points de suspension, comme d'ailleurs un groupe d'espaces permettant d'ajouter une année de mort, ne sont pas plus appropriés.

{forme correcte} (né en 1923)
{forme fautive} (1923-)
{forme fautive} (1923-...)
{forme fautive} (1923-    )

Séparation des parties d'une date : Le trait d'union sert à séparer l'année, le mois et le jour dans les dates utilisant ce format dans des listes.

{exemple} 2004-04-04

{forme fautive} Énumérations à l'intérieur d'une phrase : Le trait d'union ne doit pas servir à relier les éléments d'une énumération à l'intérieur d'une phrase; c'est normalement la virgule qui sert à les séparer. Une énumération peut utiliser à la fois la virgule et le trait d'union (ou le tiret demi-cadratin); ce dernier doit servir à relier plus de deux éléments.

{forme correcte} Messiaen utilise des armatures de six dièses dans quatre des Vingt regards sur l'Enfant-Jésus (nos 1, 15, 19, 20).
{forme fautive} Messiaen utilise des armatures de six dièses dans quatre des Vingt regards sur l'Enfant-Jésus (nos 1-15-19-20).

{forme correcte} On trouvera des exemples aux pages 1, 2, 4, 5, 10, 11, 13-15. {4-5 pourrait être justifié si un même exemple s'étend sur les pages 4 et 5}
{forme fautive} On trouvera des exemples aux pages 1-2, 4-5, 10-11, 13-15.

{forme fautive} Énumérations verticales : Le trait d'union ne convient pas pour introduire chacun des éléments d'une énumération verticale. On doit y préférer le tiret demi-cadratin (exemple donné plus bas) ou cadratin ou encore le point vignette. Il s'agit d'une faute très fréquente.

{forme correcte} – Mélodie
–  Harmonie
–  Forme

{forme fautive} - Mélodie
- Harmonie
- Forme

Prénoms : Le trait d'union (idéalement insécable) relie les deux parties d'un prénom composé; cependant, on ne met pas de trait d'union dans le cas de deux prénoms juxtaposés.

{exemple} Marc-Antoine Charpentier
{exemple} François Antoine Habeneck

Noms de compositeurs ou de personnages formant un couple : Le trait d'union (et non la barre oblique) relie les noms du compositeur et de son transcripteur.

{exemple} Bach-Busoni
{exemple} Schubert-Liszt
{exemple} Scarlatti-Tausig

{exemple} Le duo Santuzza-Turridu dans Cavalleria rusticana de Mascagni

Noms de compositeurs figurant au programme d'un concert : Le trait d'union est souvent utilisé pour relier les noms de deux compositeurs dont on retrouve des œuvres au programme d'un concert. Cette pratique ne semble toutefois pas idéale, car l'entité qui en résulte n'a pas de sens; il vaut donc mieux trouver une autre formulation.

{forme correcte} Le pianiste présentera un récital consacré à Beethoven et à Schubert.
{forme fautive} Le pianiste présentera un programme Beethoven-Schubert.

Lorsqu'il y a plus de deux noms, on doit reformuler pour éviter une forme dénuée de sens.

{forme correcte} Elle a donné un récital composé de lieder de Schubert, de Schumann et de Wolf.
{forme fautive} Elle a donné un récital composé de lieder de Schubert-Schumann-Wolf.

Rapprochement ou opposition de termes : Le trait d'union sert à juxtaposer certains termes qui ne forment pas pour autant des mots composés. Certains auteurs recommandent la barre oblique.

{exemple} Polarité dominante-tonique (dominante/tonique)
{exemple} Opposition majeur-mineur (majeur/mineur)

Tiret demi-cadratin

Formation de mots composés dont une partie est déjà composée : Le tiret demi-cadratin permet d'assurer une lecture logique d'une juxtaposition dont l'un des éléments comporte un trait d'union. Dans le deuxième exemple, il faudrait couper après le premier mot si l'on utilisait la coupure de mots (division en fin de ligne) et non après le deuxième ou le troisième.

{exemple} Le couple Manon–des Grieux
{exemple} Saguenay–Lac-Saint-Jean {pour éviter de lire Saguenay-Lac + Saint-Jean}

Dates et heures : Le tiret demi-cadratin permet de relier les dates où se tient une activité ainsi que les heures de début et de fin d'une activité comme un concert, une conférence. On laisse une espace de part et d'autre du tiret.

{exemple} 12 mai – 15 juin 2004
{exemple} 11 h 30 – 12 h 30

Degrés de la gamme et enchaînements d'accords : On peut préférer le tiret demi-cadratin au trait d'union pour relier les degrés de la gamme et les enchaînements d'accords dans les textes de nature analytique. Ceci s'explique du fait que l'on relie souvent des mots surcomposés. On ne laisse pas d'espace entre les éléments.

{exemple} do bémol–mi bémol–mi bécarre–fasolsol dièse–lasido (gamme d'Alexandre Tcherepnine)

Tiret cadratin

Mise en relief : Le tiret cadratin (ou tiret sur cadratin; angl. em dash; —; Alt+0151 sous Windows) s'utilise pour séparer un membre de phrase devant être mis en relief; il sert aussi à identifier un changement de personne dans un dialogue.

{exemple} Il s'était vu offrir — à sa grande surprise — un doctorat honorifique de son alma mater.

Nullité : Le tiret cadratin peut servir dans les tableaux ou les listes pour indiquer qu'un élément manque ou ne s'applique pas.

Légendes : Le tiret cadratin peut remplacer le point comme séparateur entre le numéro d'un exemple ou d'une figure et sa description.

{exemple} Figure 5.4 — James McNeil Whistler Turner, Music Party, East Cowes Castle (v. 1835). Reproduit avec l'aimable autorisation de la Tate Gallery, Clore Collection (Londres).

Titre d'ouvrages et d'articles : Le tiret cadratin permet de séparer les titres des sous-titres dans certains cas complexes. Voir la page Titres d'œuvres, d'ouvrages et de périodiques > Types de titres d'ouvrages et ponctuation pour plus de détails.

{exemple} Profanation et sanctification du temps — Journal musical : Saint-Pétersbourg, Paris, New York, 1910-1960 (Arthur Lourié)

Séparation des indications de tempo : Le tiret cadratin sert à séparer les indications de tempo multiples comme on en trouve dans certains mouvements de symphonies.

{exemple} Lento — Allegro con brio — Andante — Presto

Il faut éviter de relier avec un trait d'union la désignation d'un mouvement et l'indication de tempo qui suit et ainsi suggérer que la juxtaposition des mots forme un tout.

{forme correcte} Finale : Allegro non troppo, ma con fuoco (Balakirev, Sonate pour piano en si bémol mineur)
{forme fautive} Finale-Allegro non troppo, ma con fuoco
{forme fautive} Finale-allegro non troppo, ma con fuoco

Souligné

Bibliographies : Une série de soulignés suivis d'un point sert à indiquer la répétition d'un même nom d'auteur dans une bibliographie.

{exemple} ______. Soundings : Music in the Twentieth Century. New York : Schirmer Books; Londres : Collier Macmillan Publishers, 1988 {ouvrage de Glenn Watkins}.

Notes en bas de page : Une série de soulignés, ou une ligne horizontale, sert à séparer le texte des notes; les logiciels de traitement de texte insèrent cette ligne automatiquement. Certains éditeurs utilisent cette ligne uniquement lorsqu'une note déborde sur une deuxième page.

{exemple} Ceci est la dernière ligne de texte au bas de la page.
____________

1. Ceci est la note 1.

Mise en musique de textes

Trait d'union : Le trait d'union sert à séparer les syllabes d'un même mot qui sont chantées sur différentes notes. On utilise plusieurs traits d'union espacés lorsque les notes sont distantes l'une de l'autre. On ajoute aussi une liaison du côté des hampes des notes visées.

{exemple} La lu - ne blan - che Luit dans les bois; De cha - que bran - che Part u - ne voix Sous la ra -mée. {Paul Verlaine}

Souligné : Un souligné plus ou moins long (placé sur la ligne de base des lettres) sert à indiquer que la dernière syllabe d'un mot se prolonge sur une nouvelle valeur de note (liée à la précédente).

{exemple} La lu - ne blan - che Luit dans les bois; De cha - que bran - che Part u - ne voix Sous la ra -mée.____ {Paul Verlaine}

Élision (synalèphe) : Le signe d'élision (petite courbe concave sous la ligne de base, indiquée ici au moyen d'un souligné) se place, le plus souvent dans un texte en italien (mais aussi en français), pour indiquer que la dernière syllabe d'un mot et la première du mot suivant se prononcent en même temps.

{exemple} S'assembra_ogni beltà che qua si vede / Più c'altra cosa_alle persone_accorte (Michel-Ange, mis en musique par Kaikhosru Shapurji Sorabji)
{exemple} Que la houle_incline_en silence (Sully Prudhomme, mis en musique par Gabriel Fauré)

Points de suspension et d'omission (..., [...])

Points de suspension

Espaces : Les points de suspension suivent directement le texte auquel ils se rapportent, sans espace.

{exemple} Il avait écrit à son collègue : « Si seulement j'arrive à terminer... »

{forme fautive} Bienséance, discrétion, hésitation, humour, étonnement, etc. : Les diverses utilisations des points de suspension fréquentes dans la rédaction de type non savant doivent faire l'objet de la plus grande parcimonie dans les textes de nature scientifique.

{exemple} Hans von Bülow, qui avait dirigé les créations de deux opéras de Richard Wagner, a vu sa femme Cosima le quitter pour... Wagner, avec qui elle avait un liaison depuis quelques années.

{forme fautive} Remplacement de etc. : Même si les guides de ponctuation en consacrent l'usage, il vaut mieux se servir du mot etc. (précédé d'une virgule) plutôt que les points de suspension pour indiquer qu'une énumération n'est pas complète. Ces derniers suggèrent trop une pensée inachevée.

{forme correcte} Il a joué diverses pièces courtes de Chopin, de Schumann, de Scriabine, etc.
{forme fautive} Il a joué diverses pièces courtes de Chopin, de Schumann, de Scriabine...

Points d'omission

Rôle : Les points d'omission servent à indiquer l'omission d'un ou de plusieurs mots d'un passage cité. Les crochets montrent qu'il s'agit d'une intervention de la part de l'éditeur du texte et aussi pour les distinguer des points de suspension.

{exemple} « On peut facilement imaginer que j'avais écrit cette pièce [...] pour épater le bourgeois. » {Le passage omis pourrait se lire « pour huit pianos préparés à quatre mains avec ensemble de vingt flûtes à bec ».}

Espaces : Les crochets qui entourent les points d'omission sont précédés et suivis d'une espace.

{exemple} Anthony Philip Heinrich, The Dawning of Music in Kentucky [...] with Some Pieces of a National Character Adapted for the Piano Forte and also Calculated for the Lovers of the Violin, op. 1 (1820)

Parenthèses (( ))

Informations relatives à une personne ou une œuvre : Les parenthèses servent à fournir des informations comme les années de naissance et de mort d'une personne ou l'année de composition d'une œuvre.

{exemple} Ferruccio Busoni (1866-1924)
{exemple} Ludwig van Beethoven, Sonate pour piano no 8 en do mineur, op.  13 (1797-1798), « Pathétique »

Références bibliographiques : Les parenthèses servent à insérer une référence bibliographique dans des textes utilisant le système auteur-date ou encore à fournir le numéro de la page à laquelle on fait référence lorsqu'il est clair que toutes les références sont à un même ouvrage, comme dans une recension.

{exemple} Comme plusieurs auteurs l'ont déjà montré (Beck 1990, 345; Rogers 2000, 12), [...]
{exemple} L'auteur précise d'ailleurs que le compositeur s'était trompé à plusieurs reprises (p. 456).

{forme fautive} Adresse bibliographique : Il n'y a pas de ponctuation autre qu'un point abréviatif avant la parenthèse qui introduit l'adresse bibliographique dans une note en bas de page.

{exemple} 1. Henry Prunières, Nouvelle histoire de la musique, 2 vol. (Paris : Rieder, 1934), 20.

Parenthèses consécutives : Il est toujours préférable d'éviter les rencontres de parenthèses en reformulant.

{forme correcte} Dans le deuxième mouvement, un scherzo en fa dièse mineur, le compositeur utilise...
{forme fautive} Dans le deuxième mouvement (Scherzo) (en fa dièse mineur), le compositeur utilise...

Crochets ([ ], < >)

Crochets

Interventions éditoriales : Les crochets servent à indiquer qu'une lettre, un mot, une précision ou une correction ont été ajoutés par rapport à l'original; ils peuvent aussi marquer les changements de casse. Ils encadrent aussi les points d'omission. On ne laisse pas d'espace avant et après les crochets, qui ne font que s'insérer dans le texte existant.

{exemple} Il considérait qu'« [i]l s'agissait [...] de la pire interprétation qu'il nous a proposée à ce jour ».
{forme correcte} « Je vous guiderai dans vos études[,] mais vous devrez fournir beaucoup d'efforts. »
{forme fautive} « Je vous guiderai dans vos études [,] mais vous devrez fournir beaucoup d'efforts. »

Indication de la forme complète d'un prénom abrégé : Lorsqu'on cite une source dans laquelle un prénom (ou tout autre élément) est abrégé, on fournit la portion manquante entre crochets, mais on omet le point abréviatif pour éviter d'alourdir la typographie. Le lecteur conclura sans peine que celui-ci était présent dans la source.

{forme correcte} S[ophie]-C[armen] Eckhardt-Gramatté
{forme fautive} S.[ophie]-C.[armen] Eckhardt-Gramatté

Sic et recte : Les mots latins sic et recte permettent d'identifier un ajout de la part de l'éditeur. Les mots s'écrivent en italique, alors que les crochets restent en romain. Il est parfois difficile, voire impossible, d'éviter la juxtaposition de deux mots en italique. Tout point d'exclamation après sic est superflu, le mot latin se suffisant à lui-même.

{forme correcte} On a présenté hier la Symphonie Erotica [sic] de Beethoven.
{forme fautive} On a présenté hier la Symphonie Erotica [sic!] de Beethoven.

{exemple} On a présenté hier la Symphonie Erotica [recte Eroica] de Beethoven.

Traduction d'un titre : Les crochets permettent de fournir la traduction d'un titre dans une langue qui risque d'être inconnue des lecteurs.

{exemple} Ferenc László, Bartók Béla : Tanulmányok és tanúságok [Béla Bartók : Essais et témoignages]

Parenthèses à l'intérieur de parenthèses : Les crochets servent à mettre entre parenthèses des mots faisant déjà partie d'une parenthèse, p. ex. l'adresse bibliographique dans une référence donnée entre parenthèses. Il vaut touefois mieux essayer de reformuler de manière à éviter d'utiliser les crochets.

{exemple} [...] (On peut lire une explication à cet égard dans Charles Rosen, Le style classique : Haydn, Mozart, Beethoven, traduit de l'américain par Marc Vignal [Paris : Gallimard, 1978], 50.) [...]

Vers trop longs : Lorsqu'un vers est trop long pour les marges, on reporte l'excédent à la ligne suivante, avec appui à droite, et on ajoute un crochet ouvrant au début de la partie reportée.

{exemple} Huldreichster Tag,
dem ich aus Dichters Traum erwacht!
Das ich erträumt, das Paradies,
in himmlisch neu verklärter Pracht
hell vor mir lag,
dahin lachend nun der Quell den
                            [Pfad mir wies;
die, dort geboren,
den Ruhm erkoren,
der Erde lieblichstes Bild,
[...]

Richard Wagner, Die Meistersinger von Nürnberg, acte 3, scène 5

Formes normales : Les crochets entourent les nombres séparés par des virgules (sans espaces) servant à indiquer les formes normales dans la terminologie de la théorie des ensembles (set theory). Voir la page Terminologie et langues étrangères > Notes, mesures, accords, etc. pour plus de détails.

{exemple} 4-1, [0,1,2,3] = B-A-C-H (si, la, do, si)

Crochets obliques

Passages illisibles ou reconstitués : Bien que l'usage ne soit pas universel ou à tout le moins sanctionné par plusieurs autorités, on peut utiliser les crochets obliques (ou crochets en chevrons) pour isoler des mots complètement ou partiellement illisibles dans des transcriptions de textes. Il convient d'avertir le lecteur du sens donné à ces signes.

{exemple} Je croyais pourtant avoir envoyé à mon ancien collègue P<ag...> une invitation.

Vecteurs d'intervalles : Les crochets obliques entourent les séries de nombres sans espaces servant à identifier les vecteurs d'intervalles (John Rahn) dans la terminologie de la théorie des ensembles (set theory); Allen Forte utilise cependant les parenthèses. Voir la page Terminologie et langues étrangères > Notes, mesures, accords, etc. pour plus de détails.

{exemple} < 321000> ou (321000) = B-A-C-H (si, la, do, si)

Adresses URL et permaliens : Le World Wide Web Consortium (Wrappers for URLs in plain text) recommande d'utiliser les crochets obliques lorsqu'on cite une adresse URL dans un texte. Cette pratique n'est cependant pas beaucoup suivie. Microsoft Word, par exemple, efface automatiquement ces crochets en activant le lien lorsqu'on tape sur la barre d'espace ou la touche Retour.

{exemple} On trouvera de nombreuses suggestions relatives à la rédaction dans le Guide des difficultés de rédaction en musique (GDRM) <http://www.mus.ulaval.ca/roberge/gdrm/>.

Il est toujours préférable de chercher à citer le permalien (angl. permalink, persistent URL) que fournissent de plus en plus les catalogues de bibliothèques dans leurs notices. Ce type de lien est réputé ne pas changer.

{exemple} <http://ariane.ulaval.ca/cgi-bin/recherche.cgi?qu=i9780195386301>

Accolades ({ })

Notes de l'éditeur : Bien que l'usage ne soit pas universel ou à tout le moins sanctionné par plusieurs autorités, on peut, si la chose semble utile, utiliser les accolades pour identifier les notes que l'éditeur d'un ouvrage collectif peut ajouter aux contributions des auteurs.

{exemple} 1. {On trouvera aux p. 123-145 une liste complétant le tableau 6.}

Barre oblique (/)

Liens Internet : La barre oblique sépare les parties d'une adresse URL. Dans l'exemple, la barre verticale indique où une coupure est possible si l'on doit diviser un lien. On coupe après la barre oblique et avant un point, ce qui force l'œil à poursuivre la lecture à la ligne suivante. Voir Sauts de ligne dans les adresses URL pour plus de détails.

{exemple} http:// | www | .ulaval | .ca/ | roberge/ | gdrm/ | index | .htm

Division de passages de poésie ou d'inscriptions : Si l'on doit reproduire à l'intérieur d'un paragraphe le texte d'un poème ou d'une inscription, p. ex. une dédicace, étalée sur plusieurs lignes, on indique la séparation des vers ou lignes (saut de ligne) par une barre oblique, précédée idéalement d'une espace insécable pour conserver le lien entre elle et le mot qui la précède. Certaines sources utilisent la barre verticale (|). On doit utiliser une espace insécable avant chacun des symboles choisis pour éviter qu'ils ne se retrouvent au début de la ligne suivante.

{exemple} Huldreichster Tag, / dem ich aus Dichters Traum erwacht! / Das ich erträumt, das Paradies, / in himmlisch neu verklärter Pracht / hell vor mir lag, [...] (Richard Wagner, Die Meistersinger von Nürnberg, acte 3, scène 5)

Rapprochement ou opposition de termes : La barre oblique sert à rapprocher deux termes qui ne forment pas pour autant des mots composés (par opposition à des noms de personnes, où l'on utilise un trait d'union). On peut aussi utiliser le trait d'union si la juxtaposition ne comporte pas de mots surcomposés. Dans ce cas, on ajoute une espace insécable avant la barre oblique et une espace normale après.

{exemple} Polarité dominante/tonique (dominante-tonique)
{exemple} Opposition majeur/mineur (majeur-mineur)
{exemple} Alternance tierce majeure / seconde majeure {La barre oblique est ici essentielle, car l'expression se compose de mots surcomposés.}

{exemple} Un programme Chopin-Liszt

Chiffres indicateurs de mesure : Même si la mesure n'est pas à proprement parler une fraction, on utilise habituellement la barre oblique pour séparer le numérateur du dénominateur. On peut aussi saisir le symbole approprié, mais il se pourrait que la police musicale utilisée n'offre pas toutes les possibilités requises, ce qui briserait l'uniformité.

{exemple} Une mesure à 3/4

Clarification de la valeur d'une note : Dans un rapport critique, la barre oblique indique qu'une valeur de note se trouve à la fin d'une phrase et que le point final pourrait suggérer un point de prolongation. On doit insérer une espace insécable entre la note et la barre oblique. Il est essentiel de fournir une note explicative au sujet de cet usage peu connu.

Guillemets (« », “ ”)

Pour les codes permettant d'insérer les guillemets français, américains, anglais et allemands, voir la page Typographie > Codes numériques pour l'affichage des signes typographiques et diacritiques.

C'est en saisissant les guillemets français avec Maj+2 plutôt qu'avec les symboles qui se trouvent dans le coin inférieur gauche du clavier canadien-français que l'on insére automatiquement les espaces insécables. De plus, lorsqu'on fait du copier-coller à partir d'une autre application ou d'une page Web, il faut remplacer les espaces normales par leurs versions insécables. Dans la plupart de cas, c'est seulement en affichant les marques de paragraphe (Ctrl+Maj+8 dans Microsoft Word) que l'on pourra voir que les espaces importées ne sont pas insécables.

Références bibliographiques : Les guillemets servent à mettre en évidence les titres d'articles de périodiques, de revues et de journaux ainsi que les titres de travaux universitaires inédits et de chapitres de volumes, Ces titres s'écrivent en romain et non en italique, dont l'usage est réservé aux titres de périodique ou des livres eux-mêmes.

{exemple} Jean Chantavoine, « Ferruccio Busoni », La Revue hebdomadaire 29, no 14 (1920) : 370.

Titres d'œuvres : On met entre guillemets les titres ajoutés à des œuvres portant des titres génériques. Voir aussi la page Titres d'œuvres, d'ouvrages et de périodiques > Utilisation du romain, de l'italique et des guillemets.

{exemple} Ludwig van Beethoven, Sonate pour piano no 8 en do mineur, op.  13 (1797-1798), « Pathétique »

Les titres comportant le nom d'une forme ou un mot apparenté (scherzo, finale), et qui se trouvent ainsi amplifiés de sorte qu'ils ne sont plus purement génériques, peuvent s'écrire en romain et entre guillemets.

{exemple} Le quatrième mouvement de la Symphonie no 1 de Dutilleux est intitulé « Finale con variazioni ».

Citations : On utilise les guillemets français (avec espaces insécables) pour les citations insérées dans le texte, et les guillemets américains (sans espaces) pour les citations de deuxième niveau (c'est-à-dire les citations à l'intérieur de citations). Le même principe s'applique à des passages de texte ou des titres cités à l'intérieur d'un titre. Voir la page Citations, exemples musicaux, notes, bibliographies, tableaux, etc. > Citations pour plus de détails.

{exemple} Il disait souvent que « cette pièce que d'aucuns considèrent si “géniale” n'était en fait qu'un ramassis d'idées qui n'aboutissaient nulle part ».
{exemple} « “Ich habe in diesen Blättern meiner Begeisterung freien Lauf gelassen” : Gisella Selden-Goth als ergebene Verehrerin Ferruccio Busonis » (Marc-André Roberge)
{exemple} Prélude à « L'après-midi d'un faune » (Claude Debussy)

Utilisation des guillemets dans des titres ou des citations en langue étrangère : Lorsqu'on cite un titre ou un passage dans une langue autre que le texte principal en français, on remplace les guillemets de cette langue par les guillemets français et on utilise les espaces insécables lorsque nécessaires.

{forme correcte} Wagner's « Ring » and Its Symbols : The Music and the Myth (Robert Donington)
{forme fautive} Wagner's ‘Ring’ and Its Symbols : The Music and the Myth (Robert Donington) {ouvrage publié en Angleterre, donc avec guillemets simples}

Précautions rédactionnelles : Les mots nouveaux ou utilisés dans un sens qu'ils ne possèdent pas généralement ou encore dont on préfère ne pas endosser la responsabilité parce qu'ils sont délicats, se mettent entre guillemets, du moins lors de la première occurrence.

{exemple} Il était à cette époque très préoccupé par l'étude de la « question juive ».

Juxtaposition des guillemets et de l'apostrophe : Il est préférable d'éviter une formulation qui fera se voisiner une apostrophe utilisée pour une élision et un guillemet ouvrant. Microsoft Word corrige automatiquement le guillemet ouvrant qui suit le L' en guillemet fermant précédé d'une espace insécable, ce qui oblige à corriger le problème en remplaçant le guillemet saisi au moyen de Maj+2 par sa forme directe saisie au moyen de la touche «. De plus, le problème que l'on a réglé reviendra si l'on remplace tous les guillemets dactylographiques par des guillemets typographiques lors d'une révision typographique, et on pourrait ne pas voir le remplacement incorrect à moins d'une relecture soignée.

{forme correcte} Le « Ah, fors'è lui » chanté par Violetta
{forme fautive} L'« Ah, fors'è lui » chanté par Violetta

Astérisque (*)

Identification de notes dans les exemples musicaux : L'astérisque forme un signe discret permettant de mettre en relief des notes ayant une signification particulière dans des exemples musicaux. On doit alors s'assurer de mentionner dans le texte l'utilisation de l'astérisque.

Appels de notes : L'astérisque peut servir d'appel de note dans un texte où il n'y a que quelques notes. En règle générale, on utilise de préférence les chiffres arabes placés en exposant pour numéroter les notes. S'il y a plus d'une note, on utilise ensuite les symboles (masc. obèle), (double obèle) et § (section). Ces symboles ne permettent cependant pas de fournir des références précises. Si le texte ne comporte que quelques notes, on peut souvent reformuler de manière à en intégrer le contenu au texte.

{forme correcte} C'est d'ailleurs dans son ouvrage Harmonielehre (Universal Edition, 1911) que Schoenberg aborde le sujet.
{forme fautive} C'est d'ailleurs dans son traité d'harmonie que Schoenberg aborde le sujet*. [Note]

Prime, seconde (′, ″)

Divisions formelles : Les symboles (prime) et (seconde) servent à identifier des sections d'une œuvre qui consistent en reprises modifiées. L'apostrophe n'est pas une substitution acceptable.

{forme correcte} Le compositeur utilise les formes AA′A″ et ABCB′A.
{forme fautive} Le compositeur utilise les formes AA’A” et AB’CB’A.

Caractère Unicode HTML 4 Microsoft Word Corel WordPerfect
Prime (′) U+2032 &#8242;
&#x2032;
&#prime;
Taper 2032 dans le texte, puis appuyez sur Alt+X (selon Microsoft, mais ne fonctionne pas; utiliser Alt+C) Ctrl+W : 6,45
Seconde (″) U+2033 &#8243;
&#x2033;
&#Prime;
Taper 2033 dans le texte, puis appuyez sur Alt+X (selon Microsoft, mais ne fonctionne pas; utiliser Alt+C) Ctrl+W : 6,46

Accent grave (`)

Musique vocale anglaise : L'accent grave s'utilise dans certaines partitions mettant en musique un texte anglais, p. ex. les oratorios de Handel, pour indiquer que la terminaison -ed doit être prononcée comme une syllabe distincte.

{exemple} callèd, hallowèd, learnèd

Exposant (...1, ...x)

Appels de note : Le chiffre en exposant sert à numéroter les appels de note. Dans la tradition française, l'appel se place avant la ponctuation. Le chiffre en exposant peut aussi servir pour le numéro de note lui-même si on ne veut pas utiliser des chiffres de la même taille que le texte et ramenés à la ligne.

{exemple} Dans sa lettre à Adolphe Pictet de Rochemont, Liszt écrit que ...42
{exemple} 42Franz Liszt à Adolphe Pictet de Rochemont, septembre 1837, dans ...

Recto, verso : Les lettres r et v en exposant servent à indiquer le recto ou le verso d'un folio, qui est une grande feuille pliée, donnant deux côtés par page, mais avec numérotation uniquement au recto. On peut aussi utiliser des lettres normales.

{exemple} Fol. 12v, 14r
{exemple} Fol. 125r-v
{exemple} Fol. 40-42 {folios complets}

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Date de dernière modification : 2018-12-05
© Marc-André Roberge 2018
Guide des difficultés de rédaction en musique (GDRM)
Faculté de musique, Université Laval, Québec