Accueil
À propos du site
Liste des sujets
Pages essentielles
Bibliographie
Aide
Commentaires
{forme correcte} Forme correcte
{forme fautive} Forme fautive
{exemple} Exemple

Guides > Programmes de concerts

La page suivante répertorie, pour chacune des parties composant un programme de concert ou d'opéra, les éléments devant ou pouvant être inclus. Bien qu'il n'existe pas de règles absolues, l'étude de programmes bien conçus permet de dégager certains principes et pratiques susceptibles de mener à la réalisation d'un programme idéal.

Il faut toujours vérifier soigneusement les données fournies par les interprètes, particulièrement pour ce qui est de l'orthographe des noms et des titres. Il ne faut pas hésiter à revoir l'utilisation des majuscules et à compléter les titres avec numéros d'opus et années de composition et à faire les modifications qui s'imposent pour respecter le protocole de rédaction choisi. Ces données sont le plus souvent préparées et transmises par des personnes dont ce n'est pas le métier de tenir compte de tous les raffinements bibliographiques ou typographiques essentiels à une présentation impeccable.

On ne rappellera jamais assez l'importance de la lecture des épreuves par plusieurs personnes, et ce, dans plusieurs contextes permettant d'aborder le texte d'une façon différente (à table, au salon). Il ne faut pas tenir pour acquis qu'un élément, surtout s'il est composé en gros caractères, est correctement écrit; c'est souvent là que se produisent les erreurs les plus humiliantes. On doit se méfier des oublis qui peuvent survenir lorsqu'on réutilise comme point de départ le fichier correspondant à un programme précédent; c'est toujours après l'envoi à l'imprimeur, ou lors de la réception de la commande, que l'on réalise avoir oublié les vérifications les plus élémentaires. La page Typographie > Techniques de lecture d'épreuves fournit plusieurs suggestions pertinentes. La liste suivante pourra aussi être utile.

  • Uniformité
  • Mentions en gros caractères et titres de sections
  • Dates (correspondance avec le jour de la semaine) et heures, nom de la salle
  • Numéros de pages dans la table des matières
  • Crédits photographiques
  • Logos des commanditaires
  • Publicités
  • Remerciements
  • Liste des donateurs à jour
  • Noms des artistes et des compositeurs ou auteurs : orthographe (incluant le respect des signes diacritiques) et (au besoin) années de naissance et de mort
  • Titres des œuvres : orthographe, majuscules, italique, numéros d'opus de de catalogue, années de composition

Couverture

Reliure

Agrafage à cheval : Les organismes qui ne peuvent pas s'offrir des services d'impression et de reliure professionnelle et qui remettent des programmes photocopiés devraient toujours au moins utiliser l'agrafage à cheval et non simplement un groupe de feuilles pliées. Ceci permet d'éviter que des feuilles ne tombent pendant le concert ou produisent du bruit lors de la manipulation. Les photocopieuses utilisées dans les commerces spécialisés permettent d'imposer, de plier et d'agrafer automatiquement les pages, et ce, à partir de fichiers PDF.

Préparation de fichiers prêts à photocopier : On peut préparer un fichier prêt à imprimer au moyen de la fonction Disposition Livre que l'on trouve sous Fichier | Marges | Pages dans Microsoft Word (Créer un livret ou un livre).

Intérieur

Emplacement de la liste des œuvres au programme : De manière à éviter au spectateur de tourner plusieurs pages pour trouver la liste des œuvres (et, ce faisant, déranger les autres spectateurs), il est préférable de placer toutes ces informations au début du programme ou au centre d'une reliure brochée à cheval, ce qui permet un accès facile.

Identification des compositeurs : On écrit les noms au long (c'est-à-dire sans abréger les prénoms) dans l'ordre normal (prénom nom) et en évitant le mélange peu esthétique de prénoms en minuscules et de noms en majuscules. Même si la chose se voit à l'occasion, l'inversion des noms (nom, prénom) ne convient pas à un programme de concert, car il ne s'agit pas ici d'une liste alphabétique, mais simplement d'une énumération de noms placés dans un ordre qui relève de choix artistiques ou esthétiques.

{forme correcte} Ludwig van Beethoven
{forme fautive} Ludwig van BEETHOVEN
{forme fautive} Beethoven, Ludwig van
{forme fautive} BEETHOVEN, Ludwig van

De plus, on utilise une police permettant d'utiliser correctement les signes diacritiques requis (autres que ceux du français), tant sur les majuscules que sur les minuscules. Il faut éviter les polices qui ne possèdent pas les caractères requis et qui forceront le logiciel à se rabattre sur des substitutions (lettres plus petites ou plus grosses dans une police différente).

{forme correcte} Béla Bartók
{forme fautive} Bela Bartok

Il est important de fournir les années de naissance et, le cas échéant, de mort. Dans le cas de compositeurs vivants, les mots né en sont préférables au trait d'union ou au tiret ouvert ou aux espaces.

{forme correcte} (né en 1950)
{forme fautive} (1950-)
{forme fautive} (1950-    )

Une pratique courante consiste à aligner à droite, à raison d'un élément par ligne, le nom du compositeur et les années.

Titres des œuvres : Toutes les pages du GDRM dans le menu « Titres » pourront être utiles pour présenter les titres selon des normes reconnues. On ne doit d'ailleurs pas hésiter à réviser en fonction du protocole choisi les titres fournis par les interprètes et à les compléter au besoin. Il convient d'utiliser les règles modernes concernant l'utilisation des majuscules dans les titres d'œuvres (voir Titres d'œuvres et d'ouvrages > Utilisation des majuscules). En d'autres mots, on ne met la majuscule qu'aux noms propres et aux autres mots qui exigent une majuscule pour ne pas enfreindre une règle. La pratique la plus courante consiste à aligner les titres à gauche. Les années de composition doivent toujours être données, habituellement entre parenthèses.

Particularités de l'exécution : On indique si l'exécution présentée est une création ou encore une première européenne, nord-américaine, française, canadienne, québécoise, etc. Les expressions {forme fautive} création mondiale et {forme fautive} première mondiale sont des pléonasmes, car une {forme correcte} création est toujours la première exécution publique. La prudence doit s'imposer avec l'expression grande première, qui suggère ce qui est tenté et réussi pour la première fois; elle ne devrait pas être utilisée sans raison afin d'éviter la surenchère.

Parties d'une œuvre et indications de tempo : Il est essentiel de reproduire la liste des titres qui composent les œuvres au programme. La chose est encore plus importante si l'ordre est modifié par rapport à la partition. Dans ce cas, il convient de fournir les explications pertinentes dans une note ou dans le programme, voire les deux.

On marque la subordination de chacune des parties d'une œuvre ou des indications de tempo par un léger renfoncement ou encore par un tiret court ou un point vignette. On ne doit jamais se servir du trait d'union (collé ou non), dont la fonction véritable est de relier des mots composés, non de servir de moyen de mettre en valeur les éléments d'une liste.

{exemple} Mädchenlieder, op. 103 [Robert Schumann]
– Mailied
– An die Nachtigall
– An den Abendstern

Durée : Dans le cas d'un opéra, il est souhaitable d'indiquer la durée approximative de la représentation, et ce, en incluant les entractes, dont on précisera le nombre. De plus, il est important de dire si la durée comprend ou non les entractes. On peut aussi préciser la durée des actes. Les spectateurs apprécieront aussi que l'information figure sur le site Web de l'organisme, ce qui peut aider à prévoir la question du stationnement et éviter les mauvaises surprises avec les parcomètres.

{exemple} Durée : 1 h 50 (sans entracte)
{exemple} Durée : 3 h 20 (incluant 2 entractes de 20 minutes)
{exemple} Acte 1 : 1 h 10, acte 2 : 50 min; acte 3 : 1 h 20 (avec 2 entractes de 20 minutes)

Entracte : On indique le moment de l'entracte à l'endroit approprié et avec une typographie qui permet de repérer la mention, p. ex. en italique et centré. Il est aussi souhaitable d'indiquer leurs durées respectives. Le mot {forme fautive} intermission est un anglicisme au sens d'{forme correcte} entracte (en anglais britannique, on utilise interval plutôt qu'intermission); le mot {forme fautive} pause n'est pas approprié.

Radiodiffusion : On fournit les détails relatifs à une radiodiffusion en direct ou en différé (station, indicatif, date, nom de l'émission).

Instruments joués par les musiciens : Il est préférable de faire suivre le nom d'un musicien du nom de son instrument plutôt que de la désignation en « iste » qui en est dérivée, ceci afin d'éviter les formes moins heureuses (voir Noms de personnes > Adjectifs et noms dérivés de noms de noms d'articles et de compositeurs).

{forme correcte} Marc-André Hamelin, piano
{forme fautive} Marc-André Hamelin, pianiste

Avertissements : L'expérience montre que les avertissements relatifs à l'utilisation intempestive de la technologie, aux applaudissements et aux retards sont de plus en plus pertinents. Comme le dérangement résultant de sonneries ou de bips affecte toutes les personnes présentes, il ne faut pas voir de tels avertissements (ou une mise en évidence typographique permettant un repérage facile dans un programme) comme une insulte à l'endroit des spectateurs mais plutôt comme une marque de respect à l'endroit de l'ensemble des personnes présentes. On peut livrer l'un ou l'autre ou plusieurs de ces avis au moyen d'un message enregistré diffusé dans la minute précédant le concert. On peut aussi faire entendre avant le début d'un concert une très forte sonnerie de téléphone cellulaire pour aussitôt afficher un rappel.

{exemple} Le public est prié de désactiver la sonnerie des montres numériques, des téléavertisseurs et des téléphones cellulaires.
{exemple} L'utilisation d'appareils photographiques, de magnétophones et de magnétoscopes est strictement interdite.
{exemple} Le public est prié de ne pas applaudir entre les mouvements ou les parties d'une œuvre.
{exemple} Le public est prié de ne pas faire de bruit avec les programmes ou toute autre type de papier. {On peut espérer que les personnes qui semblent prendre plaisir à déballer des bonbons et ensuite à en plier, déplier et replier sans cesse l'emballage comprendront à quel point le silence est une marque de respect pour ses voisins.}
{exemple} Le public est prié de faire preuve de considération pour les musiciens de même que pour les autres membres du public [et les auditeurs de la diffusion à la radio].
{exemple} Les retardataires ne pourront entrer qu'à un moment jugé opportun par le personnel.
{exemple} Le public est prié de quitter la salle pendant les entractes.

Lisibilité : La graisse des caractères doit être assez épaisse, le corps assez gros et l'interligne assez grand pour permettre une lecture facile par toutes les catégories d'âge sous un éclairage trop souvent insuffisant. De plus, le contraste entre le texte et la page, surtout lorsqu'on utilise une couleur autre que le blanc, doit être bien marqué. Il est essentiel de toujours garder à l'esprit l'équilibre entre la forme et la fonction et de faire en sorte que le contenant serve à mettre en valeur le contenu.

Éclairage : La moyenne d'âge du public est souvent élevée, et plusieurs spectateurs peuvent avoir de beaucoup de difficulté à lire un programme dans des conditions qui ne sont pas idéales. Il faut donc demander aux responsables des salles un éclairage suffisant, à tout le moins avant le concert et pendant les entractes. À moins qu'il ne s'agisse d'un opéra ou d'un spectacle pour lequel les décors et l'éclairage de scène exigent une salle plongée dans l'obscurité, on devrait toujours disposer d'un éclairage raisonnable pendant un concert. La chose devient essentielle si l'on distribue une copie des textes chantés, que ce soit dans la langue d'origine ou en traduction, ou encore sous les deux formes. Il s'agit en outre d'une marque de respect pour le public et les personnes responsables de la rédaction du programme.

Effets de lumière : Dans le cas d'une représentation faisant appel à des effets de lumière pouvant être incommodants (p.  ex. lumière stroboscopique), il est souhaitable d'en avertir le public, y compris de vive voix avant le lever du rideau. De manière à réduire le stress des personnes sensibles à ces effets, il convient de préciser dans quel(s) acte(s) ces effets sont utilisés.

Noms des musiciens d'un orchestre : La tradition veut que l'on commence la liste des noms des musiciens d'un orchestre par les cordes (de l'aigu au grave) pour continuer selon l'ordre normal des instruments dans la partition jusqu'aux timbales et autres percussions. On termine avec les instruments supplémentaires (harpe, piano, célesta, etc.) et, si désiré, avec le ou les musicothécaires. Le nom de l'instrument (au singulier ou au pluriel, en fonction du nombre de musiciens) se compose dans une typographie différente pour le faire ressortir; les noms suivent par ordre alphabétique. Les noms de chefs de pupitre sont suivis de la mention solo, soit entre parenthèses ou après une virgule, et idéalement en italique pour la mettre en évidence.

{exemple} Pierre Dupont, solo
{exemple} Louise Dupont (solo)

On peut aussi utiliser, au besoin, les désignations surnuméraire et assistant. Il est possible d'ajouter une note au bas de la page, dans un corps plus petit, précisant l'association syndicale des musiciens.

Noms des membres du chœur : On donne par ordre alphabétique les noms des membres du chœur sous les quatre catégories Sopranos, Altos, Ténors et Basses. Les pluriels italiens soprani et alti sont aujourd'hui démodés. Les noms des personnes responsables de la direction et des répétitions sont placés en haut de la liste, sous le nom de l'ensemble.

Autres listes : Si la chose est utile ou pertinente, on peut donner la liste des noms des administrateurs, du personnel technique de l'orchestre ou de la maison d'opéra ainsi que des souscripteurs des campagnes de financement. Il est aussi possible d'annoncer les concerts à venir, de fournir des informations relatives aux matinées symphoniques, aux conférences préparatoires, etc.

Notes de programme : Les notes de programme ({forme fautive} notes-programme, notes du programme, notices de programme, notices programmatiques, annotations) servent :

Les notes doivent être rédigées en tenant compte du type de public et de la nature du concert. Il est rarement pertinent de fournir des éléments techniques exigeant des connaissances spécialisées. Enfin, il est habituellement peu utile d'écrire des notes trop détaillées, puisque le public aura peu de temps pour les lire. On peut cependant espérer que quelques personnes (re)liront le texte après le concert. Les organismes peuvent aussi mettre les programmes sur leur site Web après le concert, voire avant de manière à permettre aux auditeurs d'arriver mieux préparés.

Les notes devraient toujours être signées. Si l'auteur possède une expertise reconnue ou une affiliation qui donne de la crédibilité à ses propos, on peut ajouter une brève notice à la fin du texte, dans un corps plus petit.

On pourra consulter, particulièrement dans le contexte de notes préparées pour des examens, le guide suivant : Nigel Scaife, Writing Programme Notes : A Guide for Diploma Candidates (Associated Board of the Royal Schools of Music, 2001), 15 p.

Notices biographiques : Les notices biographiques soumises par les artistes ou leurs imprésarios posent souvent un problème. Elles sont souvent beaucoup trop longues, et les erreurs dans la présentation des noms de personnes ou d'ensembles et des titres sont fréquentes. En particulier, les majuscules sont souvent mal utilisées (ou du moins ne respectent pas le protocole utilisé) et les signes diacritiques omis ou malmenés. Comme l'uniformité est une qualité essentielle d'une publication, on peut rarement échapper à un travail de révision. Dans ce cas, il peut être nécessaire d'obtenir la permission de l'imprésario pour publier un texte révisé ou abrégé.

Il est souvent préférable d'écrire de nouvelles notices qui permettront de respecter le nombre de mots dont on dispose et de proposer des textes qui ne seront pas qu'une simple accumulation de noms de collègues chambristes, d'orchestres et de chefs, de salles et de festivals, de rôles, comme cela est trop fréquent. Tout interprète qui fait une carrière internationale se sera produit avec de nombreux orchestres et dans plusieurs salles prestigieuses; l'information n'apporte que peu, voire rien du tout, au lecteur. Il devient ainsi possible d'offrir un texte informatif et, surtout, d'échapper à l'enflure verbale et à l'autocongratulation qui sont parfois sans commune mesure avec la réalité à une époque où chacun peut faire sa promotion et la diffuser sur son site Web. On voit trop d'artistes mineurs ou en début de carrière magnifier leurs réalisations sans se préoccuper de leur crédibilité.

Dans le cas d'un programme d'opéra, on peut ajouter à la suite des noms, entre parenthèses, les noms des personnages interprétés par les chanteurs et chanteuses. Une façon abrégée de préciser le nom de l'opéra dans lequel on trouve un personnage consiste à fournir le nom du personnage et le titre de l'opéra séparé par une barre oblique (Bertarido/Rodelinda); cette pratique n'est pas encore très répandue mais peut se voir dans les brochures de certaines maisons.

Textes et traductions : À moins de projeter des surtitres (angl. surtitles; utilisés pour la première fois en janvier 1983 par la Canadian Opera Company pour une production d'Elektra de Strauss) pour afficher une traduction des textes chantés, on peut reproduire les textes en les accompagnant d'une traduction (idéalement signée). Il faut alors s'assurer d'avoir obtenu les permissions requises ou encore que les textes fassent partie du domaine public (voir Guides > Droits d'auteur). Si l'on offre deux traductions, on place le texte original au milieu pour permettre aux lecteurs qui le voudraient de pouvoir jeter facilement un coup d'œil sur l'autre traduction. En outre, il est essentiel de fournir un éclairage suffisant pour permettre une lecture facile.

Identification des responsables du programme : On peut donner les noms des personnes responsables de la conception et de la réalisation du programme, particulièrement dans le cas de programmes particulièrement substantiels. Cette courte section, souvent composée en plus petits caractères et placée à la fin du programme, peut aussi contenir les sources des textes et des illustrations ainsi que l'identification des détenteurs des droits.

Publicité : Les lecteurs du programme apprécieront que, dans la mesure du possible, les annonces publicitaires soient regroupées dans une ou deux sections isolées plutôt que réparties ici et là, ce qui a des conséquences inévitables sur la qualité typographique de l'ensemble.

Particularités des programmes d'opéras

Caractère élaboré : Les programmes réalisés pour des productions d'opéras sont généralement beaucoup plus élaborés que ceux préparés pour des concerts et peuvent comporter une table des matières. Dans certains cas, généralement en Europe, il peut même s'agir des petits livres devant servir pendant plusieurs mois, voire des années. On insère alors un feuillet de quelques pages fournissant la distribution et les informations pertinentes à un groupe de représentations.

Liste des personnages : La liste des personnages peut être disposée en suivant l'ordre utilisé par le compositeur dans la partition ou encore par ordre d'entrée en scène (ce qu'on précisera le cas échéant). Quel que soit l'ordre choisi, il faut identifier les personnages et préciser les liens entre eux (sans hésiter à aller au-delà de ce qui est fournir dans la partition), comme dans l'exemple ci-dessous, tiré de Die Zauberflöte de Mozart. La présentation classique consiste à placer le nom du personnage à gauche; le nom de l'interprète est donné à droite, avec indication du registre de voix.

{exemple} Tamino, un prince égyptien
Papageno, un oiseleur
Monostatos, un esclave maure du palais de Sarastro
Sarastro, grand prêtre du temple d'Isis
[...]

Langue des noms de personnages : En règle générale, les noms des personnages des opéras en langue étrangère devraient être écrits dans la langue d'origine lorsqu'il s'agit de personnages fictifs, et dans la langue dans laquelle est chanté l'opéra dans le cas de personnages historiques dont les noms sont toujours traduits, comme les souverains. Ainsi, en admettant que les opéras sont chantés dans la langue d'origine, on écrira Arlecchino (et non Harlequin), Cherubino (et non Chérubin), Desdemona (et non Desdémone), Hänsel et Gretel (et non Jeannot et Margot), Lucia (et non Lucie), et Isolde (et non Iseult). En revanche, on dira Moïse (et non Mosè) et Philippe II (et non Filippo II [secondo]). Il y a aura toujours des cas limites, comme Elektra et Klytemnestra, dont les noms sont toujours donnés en français (Électre, Clytemnestre) lorsqu'il est question de tragédie grecque, mais qui chantent en allemand dans l'opéra de Richard Strauss.

À moins que la chose ne paraisse ridicule ou déplacée, les auditeurs devraient lire dans un programme les noms entendus sur scène. Rien n'interdit cependant d'utiliser des équivalents français en conversation ou dans une conférence à l'intention du public. Cependant, les noms des personnages décrits dans la partition par leur fonction ou leur occupation ne doivent pas être reproduits dans la langue d'origine, mais dans la langue du programme. Ainsi, on écrira {forme correcte} Un héraut et non {forme fautive} Un araldo dans Otello de Verdi.

Textes d'accompagnement : On peut retrouver parmi les textes une chronologie de la vie du compositeur, une liste de ses opéras, une série de citations pertinentes puisées le plus souvent dans les écrits du compositeur ou dans des sources contemporaines (lettres, critiques, etc.) ainsi que le libretto complet (moyennant l'autorisation des détenteurs des droits dans le cas de textes qui ne sont pas dans le domaine public). À cet égard, on doit garder à l'esprit que la traduction d'un libretto dans le domaine public peut encore faire l'objet de droits.

Les maisons qui accueillent de nombreux spectateurs étrangers peuvent reproduire le résumé de l'intrigue dans une ou deux autres langues.

Illustrations : Les illustrations, souvent nombreuses, comprennent entre autres des portraits du compositeur, du librettiste, des interprètes célèbres de même que des reproductions d'anciennes mises en scène, d'esquisses ou de photos des décors et des costumes. Elles devraient être munies de légendes.

Remerciements : Compte tenu des ressources humaines requises pour une production, il convient de dresser, comme au cinéma, un générique permettant de remercier les personnes et compagnies qui ont apporté leur collaboration à la réalisation, aux décors, à la mise en scène, etc. Il vaut toujours mieux faire réviser soigneusement cette section pour éviter des oublis ou des erreurs qui pourraient froisser les victimes.

Sites Web

Changements au programme : Les sites Web des organismes qui présentent des concerts ou des opéras devraient fournir le plus rapidement possible les changements au programme (œuvres, annulations, remplacements de dernière minute, etc.). Tout feuillet inséré dans le programme pour tenir de changements de dernière minute devrait être révisé avec le plus grand soin.

Mise en ligne et archives : Les organismes devraient mettre en ligne leurs programmes dès que possible de manière à permettre aux membres du public de lire les textes à l'avance. L'ensemble des programmes aurait avantage à être accessible en ligne, et ce, en remontant le plus loin possible, de manière à permettre des recherches sur les artistes et les œuvres jouées.

Rappels : Les sites Web devraient, et ce, le plus rapidement possible après la représentation, identifier les rappels (et aussi des changements apportés au programme). Ceci est d'autant plus important que les artistes, trop souvent, n'annoncent pas leurs rappels ou peuvent le faire dans une langue qui n'est pas celle du public ou avec un volume si faible qu'on peut à peine les comprendre.

Étiquette du concert : Les organismes ne devraient pas hésiter à offrir une page sur les rituels et l'étiquette, particulièrement à l'intention des auditeurs qui en sont à leur première visite; plusieurs le font d'ailleurs déjà.

Accueil | À propos du site | Liste des sujets | Pages essentielles | Bibliographie
Aide | Modifications récentes et nouvelles | Commentaires | Au sujet de l'auteur

Prix pour la promotion d'une langue de qualité dans l'enseignement collégial et universitaire
Gala des Mérites du français 2003 de l'Office québécois de la langue française

Le GDRM décline toute responsabilité quant à la validité et à la pérennité des liens Internet fournis
ainsi qu’à l’exactitude et au caractère des données qu'ils renferment.

Date de dernière modification : 2018-11-02
© Marc-André Roberge 2018
Guide des difficultés de rédaction en musique (GDRM)
Faculté de musique, Université Laval, Québec