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La page suivante présente les deux types d'écriture que l'on retrouve dans les textes allemands plus anciens : la Frakturschrift (dans les imprimés), et la deutsche Kurrentschrift ou deutsche Schreibschrift (dans les manuscrits). Elle illustre aussi les similarités, parfois très fines, entre certaines lettres. Connaître la Fraktur est indispensable pour lire les ouvrages allemands publiés avant le XXe siècle et pour de nombreux ouvrages publiés jusqu'à l'époque de la Deuxième Guerre mondiale. Lire la deutsche Kurrentschrift, par contre, est utile uniquement à ceux qui doivent travailler dans des documents manuscrits antérieurs à la deuxième moitié du XXe siècle.
Il est assez facile de lire des textes composés en Fraktur lorsqu'on connaît bien les groupes de lettres qui peuvent être facilement confondues. Cependant, la lecture de textes manuscrits utilisant la deutsche Kurrentschrift, surtout lorsqu'on tient compte de la variété infinie des graphies personnelles, est redoutable, surtout pour quelqu'un dont la connaissance de l'allemand n'est pas avancée.
On peut télécharger des fontes allemandes gratuites à partir de divers sites, dont ceux de Naumann et de Dieter Steffmann. Pour la fonte Sütterlin utilisée ici, voir le site de Don Becker (German Department, University of Wisconsin-Madison).
Voir aussi le site de James H. W. Keller, Nimm doch! Frakturschriften, qui m'a apporté personnellement une aide précieuse dans la rédaction de cette page.
La Frakturschrift (
caractères
gothiques) a été en usage du milieu du XVIe siècle
jusqu'au XXe siècle. Elle a été officiellement
abolie en 1941 pour être remplacée par l'Antiqua, lorsque les
nazis y ont vu une influence juive. Malgré tout, elle a continué
d'exister après la Deuxième Guerre mondiale, p. ex. dans
les éditions d'œuvres de Hermann Hesse et dans des éditions
de la Bible. On la retrouve encore parfois en publicité et sur les
plaques de rue, de même que sur certains empaquetages de produits alimentaires
et des affiches d'établissements comme des auberges.




La Frakturschrift utilise des ligatures, dont certaines (ch, ck, tz) sont obligatoires (all. Zwangsligaturen). On trouvera deux des trois ligatures dans les exemples de noms de compositeurs plus bas.

La deutsche Kurrentschrift (ou deutsche Schreibschrift) a été jusqu'au milieu du XXe siècle l'écriture manuscrite enseignée dans les écoles et couramment utilisée. Comme la Fraktur, elle a été abolie en 1941. Pour un échantillon datant de 1866, voir Wikimedia Commons.




Les ligatures existent en deutsche Kurrentschrift comme en Fraktur; elles ne sont pas illustrées ici. On trouvera cependant les ligatures ch, ck et tz dans la colonne de droite les exemples de noms de compositeurs plus bas.
On trouvera plus bas les noms de 12 grands compositeurs de langue allemande, d'abord en Frakturschrift, puis en deutsche Kurrentschrift. Deux des trois Zwangsligaturen (ch et tz) sont utilisées dans les prénoms Heinrich, Dietrich, Friedrich et Richard, et dans les noms Schütz, Bach et Schumann. Le deuxième prénom de Bach (Sebastian) utilise la ligature st.

Il existe une version de la deutsche Kurrentschrift, créée par Ludwig Sütterlin (1865-1917) à des fins d'enseignement et utilisée entre 1915 et 1941, appelée Sütterlinschrift.


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